

Actualités
Proposition Poésie corporelle
-
Retraite silencieuse "Murmures d’Evangile. Ecouter la Parole subtile du silence" - En Gruyère du mercredi 26 au dimanche 30 août 2026 | co-animé avec Manuel Coley.
-
Retraite "Le féminin de l'être... la blessure et la grâce" - à la communauté de Grandchamp (Neuchâtel) du jeudi 8 au dimanche 11 octobre 2026 | co-animé avec soeur Anna-Guna
-
Retraite "En chemin d’Essentiel" - Journée de marche en présence, les 8 novembre 2026, 21 mars 2027, dans la région Vaud/Genève | Co-animé avec Myriam Fonjallaz
-
Retraite "Ecouter le Silence qui danse" - à la Maison bleu ciel à Genève, les 28-29 novembre 2026, les 10-11 avril 2027
-
Retraite "Jeûner vers l’humble joie" - Retraite spirituelle en silence avec jeûne alimentaire – en Gruyère | co-animé avec Nils Phildius
-
Retraite entre femmes "Sœurs de métamorphose" - en Gruyère, du 8 au 12 septembre 2027 | co-animé avec Aline Lasserre Moutet
Découvertes à partager :
Divine blessure. Faut-il guérir de tout?
A l'ombre des montagnes, dans la scintillance d'un lac d'infini, lecture du chemin des brisures au travers de l'intense livre de Jacqueline Kelen, Divine blessure.
Quelques extraits parmi tant de passages soulignés:
Il est une image gracieuse que les artistes ont souvent représentées depuis le Moyen Âge, celle de l'offrande du coeur. Or ce geste joli recouvre une expérience violente: il est impossible d'offrir son coeur sans l'arracher de sa poitrine. Il est impossible d'aimer sans s'ouvrir le flanc. De cette plaie admirable les hommes veulent être épargnés; ils aimeraient bien ressentir l'amour tout en restant intacts, ils désirent danser dans le feu sans être brûlés...
Somme toute, la blessure d'amour est très rare parce que la plupart des humains gardent leur coeur pour eux et le gardent fermé. Dès qu'il y a ouverture, il y a faille et déchirure, et il faut être bien fou pour s'y aventurer. Oui, il faut être fou.
L'homme n'a pas d'autre choix que de s'étioler ou de s'étoiler. Ou il s'établit dans la prison d'ici, ou il va vers sa demeure. Le pèlerin spirituel, le chevalier aventureux se mettent en marche et ne cessent d'avancer jusqu'à voir se lever une aube certaine, jusqu'à humer le parfum d'une Rose hors saison.
La route de l'homme terrestre ressemble à ce Pont de l'Epée que traversa, mains et pieds dénudés, le hardi Lancelot. Ainsi la blessure se tient, poignante, éclatante, entre le gouffre de la souffrance et l'abîme de l'Amour. Il s'agit non seulement d'avancer sans protection sur le fil acéré de l'épée mais, tel le Samaritain, de savoir se pencher sur la douleur des hommes, sur sa propre pauvreté, sans y sombrer. L'homme au coeur noble vit toujours au bord du précipice. Ce qui le retient de tomber, c'est le Ciel. Uniquement le Ciel.
Là où l'Amour règne sans partage, il n'est plus ni maîtres, ni disciples, ni esclaves, il y a des hommes libres, dont la liberté tient à honorer l'Amour.

